PARIS / FONTAINEBLEAU – BAYONNE 2013

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Présentation

PARIS / FONTAINEBLEAU – BAYONNE 2013

Une réalisation de l’AAOC Wissous sur le principe de notre célèbre PARIS-NICE

Du 12 au 21 juin 2013 avec retour par TGV le 22/06/2013

Ce nouveau projet comprend 10 étapes , soit environ 1700 kms à parcourir et une dénivelée de 20.000 m.

Voici un avant-goût du DVD :

Image de prévisualisation YouTube

(sélectionnez la qualité de la vidéo, en fonction de votre connexion internet, en cliquant sur la roue dentée du lecteur vidéo : 480p = meilleure qualité)

Film réalisé par Jean Castejon Gilabert pour l’AAOC-WISSOUS – Tous droits réservés

 

Voici les étapes :

Château de Fontainebleau

Château de Fontainebleau

Départ devant la grande cascade du Château Impérial de Fontainebleau – Bourges : 180 kms
Bourges – Châtel-Guyon : 183 kms
Châtel-Guyon – Aurillac : 187 kms
Aurillac – Albi : 169 kms
Albi – Cazilhac : 160 kms
Cazilhac – Foix : 179 kms
Foix – Bagnères-de-Luchon : 144 kms
Bagnères-de-Luchon – Bagnères-de-Bigorre : 132 kms
Bagnères de Bigorre – Laroin : 159 kms
Laroin – Bayonne : 155 kms.

Bayonne
Bayonne

Tracé

Voici le tracé du PARIS / FONTAINEBLEAU – BAYONNE 2013 (avec les cols traversés) :

PARIS / FONTAINEBLEAU - BAYONNE du 12 au 21 juin 2013

(cliquer sur la carte pour l’agrandir)

Liste des principaux cols traversés :
Pas de Peyrol
Port de Pailhères
Col du Chioula
Col des Marrous
Col de Péguère
Col de Portet d’Aspet
Col de Menté
Port de Balès
Col de Peyresourde
Aspin
Le Tourmalet
Le Soulor
L’Aubisque

Plaquette

Plaquette du PARIS-FONTAINEBLEAU - BAYONNE 2013

Comptes-Rendus

Voici les comptes-rendus, de Jean-Marc ROUXEL, des 10 étapes du PARIS-FONTAINEBLEAU – BAYONNE 2013 :

1ère étape : FONTAINEBLEAU – BOURGES

180 kms, 1080m de dénivelée et vent de face.

Les organisateurs mettent en place le matériel à distribuer aux participants dans l’effervescence. Certains de ces derniers sont présents dès 05h00 du matin, un peu fébriles pour les nouveaux et d’autres plus certains de leur préparation se montrent apparemment sereins. Ils prennent possession de leur sac cadeau avec plaque de cadre et étiquettes bagages + un équipement flambant neuf aux couleurs de Paris-Bayonne.

A 07h15 le rassemblement s’effectue face aux cascades, puis avec l’aide de la police municipale le convoi se dirige devant l’entrée du château.

Nous voici tous présents sur cette ligne de départ pour une nouvelle aventure, le 1er Paris-Fontainebleau – Bayonne appelé : PARIS – CÔTE BASQUE.

210 cyclistes, 55 assistants, 12 motos, 3 camions et 17 véhicules constituent notre caravane pour relier successivement 10 villes étapes, 1700 kms et + de 20 000m de dénivelée.

Après nos 17 grosses organisations, où nous avions choisi successivement : la Tour Eiffel, l’aéroport d’Orly, puis le parc d’Eurodisneyland, il nous fallait trouver un autre lieu symbolique et prestigieux, notre choix s’est porté sur Fontainebleau.

Pour vous situer l’endroit où nous sommes, voici quelques éléments : c’est la plus vaste commune d’Île-de-France, sa forêt de 25000 ha est bien connue des randonneurs et des escaladeurs. Bien mieux que celui de Versailles, le château de Fontainebleau qui allie l’œuvre des Valois, des Bourbons et des Napoléonides, illustre parfaitement la continuation de l’histoire de France. Napoléon ne s’y est pas trompé qui, dans le mémorial de Sainte Hélène, parlant de Fontainebleau, confie à Las Cazes : « voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles ». C’est dans les constructions d’époques différentes qui composent le château que l’histoire se lit et probablement bien mieux que dans un livre. Nous sommes partis des cascades, face au grand Canal pour rejoindre les grilles du château Napoléonien devant la cour des Adieux, tout un symbole. Il s’agit juste d’un au revoir à L’Île-de-France que nous retrouverons dès le 22 juin.


Je suis obligé d’évoquer également l’activité équestre, c’est toujours un problème de selle… Fontainebleau, capitale du cheval et ville équestre, est dotée d’installations équestres prestigieuses comme : Le Centre sportif d’équitation militaire : installé dans les anciennes écuries du château, ce centre forme les cavaliers et les chevaux militaires pour l’instruction et la compétition. Le Grand Parquet et le terrain de la Salamandre : cet espace accueille notamment la Grande Semaine de l’élevage ou le Concours complet international de Fontainebleau. Sans oublier l’Hippodrome de Fontainebleau de la Solle.


Cette ville a aussi un passé cycliste avec le VC Fontainebleau Avon, 3 sociétaires de ce club sont sur cette épreuve. Pour mémoire, le très beau Tour de Seine et Marne disparu en 2002 était une épreuve recherchée labellisée UCI et était organisé par le VCFA.


Après un mot dit par le Président André Leroux, par le vice-président Jean-Marc Rouxel et par Monsieur le maire, que se passe-t-il ? Devinez : les chevaux sont lâchés.


Dernier point important : remercier Monsieur Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau, Conseiller Régional d’Île-de-France, Monsieur Philippe Mahut, Maire adjoint chargé des sports et des affaires équestres et Mme Edith Riperto de la direction des sports, pour leur accueil et le prêt de matériel.


Le long peloton s’étire puis se fractionne pour rejoindre les belles communes de Recloses et de Larchant. Nous arrivons à Puiseaux et surprise : deux hôtesses nous attendent pour offrir un petit encas aux participants dans le cadre de l’ancienne Halle. Le peloton continue sa longue procession sur une interminable ligne droite avec vent de face et quelques gouttes d’eau juste pour enlever la poussière sur la route. Nous franchissons la Loire et après être passé devant le château de Sully-sur-Loire, nous arrivons dans le grand complexe culturel Georges Blareau pour un repas bien mérité et apprécié.


Un départ groupé a lieu sur l’esplanade en direction de Bourges, petite mise en jambes avec le long faux plat de Méry-ès-bois, encore quelques kilomètres et nous voici au terme de l’étape dans cette belle ville de Bourges qui n’a malheureusement pas souhaité nous recevoir. En revanche le CREPS du Centre nous a accueillis avec une sympathique réception en l’honneur des participants et des assistants.


Nous voici à Bourges au terme de cette 1ère étape. Comme dirait San Antonio, nous saluons les Berruyers et les Berruyères. Bourges par la grâce d’André Malraux s’est forgée dès les années 60, une image culturelle, tout le monde connaît le prestigieux festival du « Printemps de Bourges ». Mais c’est aussi une belle ville qui comprend de nombreux sites et monuments : La cathédrale Saint-Étienne de Bourges fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Palais Jacques-Cœur, le Musée Maurice-Estève, dans l’ancien hôtel des échevins. Les marais de l’Yèvre et de la Voiselle, jardins familiaux et cultures maraîchères ont été classés en 2003 sur la liste des monuments naturels et des sites. Les vestiges des remparts gallo-romains. Les restes du palais du duc Jean de Berry (aujourd’hui préfecture). La place Gordaine et ses maisons à pans de bois du XIVe siècle. La grange des dîmes (XIIe siècle) – rue Molière, près de la cathédrale. Le palais archiépiscopal (XVIIe siècle) – ancien hôtel de ville – et son jardin à la française attribué à Le Notre. Le canal de Berry et les rives de l’Auron. L’hôtel Cujas, qui abrite le Musée du Berry. L’hôtel Lallemant, exemple de la première Renaissance française. L’église Notre-Dame. Presque entièrement ruinée lors d’un incendie qui, en 1487, détruisit les deux tiers de la ville et l’église Saint-Pierre-le-Marché. Comme vous pouvez le constater le patrimoine est très riche et je vous invite à revenir dans cette ville pour mieux la redécouvrir.


Comme son nom l’indique, le CREPS du Centre se doit d’être au centre de vos ambitions, cela tombe bien puisque nous avions pour ambition d’être accueilli au sein de ce très beau complexe qui dès le mois de septembre doit ouvrir un tout nouveau vélodrome couvert. Bourges est une ville sportive un tiers de ses habitants est licencié dans une association sportive. Nous ne pouvions trouver mieux pour cette première étape. Le CREPS a désormais pour missions principales de : Préparer et accompagner les sportifs de Haut Niveau par l’accueil de structures permanentes, de collectifs d’équipes de France ou encore de par la mise en œuvre d’un soutien à des sportifs ou structures hors CREPS. Former aux métiers du sport et de l’animation dans les domaines non concurrentiels. Développer du conseil et de l’expertise en assurant le fonctionnement d’un Pôle Ressources National « Sport et Handicaps », ainsi que l’initiative de création d’un Centre d’Optimisation de la Performance (CREOPS)


Le cyclisme est-il un sport populaire à Bourges ?


Les frères Narcy et leur célèbre magasin de cycles. Marceau Narcy fut un As de la pédale, il courait sur bicyclette bleu-ciel Alcyon en1910. Albert Bourlon était en 1939, l’un des grands espoirs du cyclisme français. Sa captivité en Allemagne pendant la guerre va lui briser une partie de cette carrière qu’il voyait brillante. Pourtant, en 1947, Albert Bourlon réalisa une échappée monumentale dans le Tour de France. Entre Carcassonne et Luchon, pendant 235 kilomètres, Bourlon sera seul en tête, il deviendra ainsi « le super-spécialiste des échappées solitaires à long cours ». A Luchon, il franchit seul la ligne d’arrivée avec plus de 16 minutes d’avance sur le Belge Callens et 22 minutes avant le peloton. Cet exploit ne sera jamais égalé, il reste inscrit « au livre des Records »… Et les Berruyers amateurs de cyclisme vénèrent Bourlon plus de 50 ans après l’exploit.


Le Tivoli, la piste de vitesse à vélo : Les Berruyers vont souvent, le dimanche, acclamer « au Tivoli » les coureurs cyclistes. Sur la célèbre piste de ciment, un des « as » de l’époque, Choury, va être opposé aux frères Narcy, les gloires locales dans le domaine du vélo. C’est en effet dans ces années que les 6 jours de Paris deviennent la grande manifestation sportive du pays. Mais le cyclisme en Berry, restera avec deux noms, l’un de l’Indre, Dusseaux, l’autre du Cher Graczyck. La course Paris – Bourges : Avec l’Union Cycliste du Berry, Albert Maillet reprend l’idée d’une grande course cycliste : Paris-Bourges. Cette manifestation aura une première édition en 1913 et dans l’entre-deux-guerres, une dizaine de ce type de course se déroulera avec une dernière course en 1933, remportée par le français Petit. C’est en 1947 qu’Albert Maillet, va redonner un second souffle à cette course.

Dusseault, de Châteauroux, en 1948 et 49 accrochera son nom au palmarès, alors que plus tard, en 1955, le berruyer Cieleska franchira la ligne d’arrivée en tête.

Le critérium de Bourges : C’était en 1976, on attend Raymond Poulidor, Godefroot, ainsi que les régionaux Yves Hézard et Jean Pierre Danguillaume. Mais parmi les 35 professionnels engagés pour le premier critérium de Bourges, se trouve le grand Eddy Merckx. Dans les rangs professionnels les frères Meunier, Jean-Claude et Alain, ce soir-là, c’est la fête, la course se déroule en semi-nocturne, et pour une belle course, ce fut une belle course, sans aucun temps mort, il y eut des sprints, des échappées, des démarrages, tout ce qui donne le frisson à chacun des passages des coureurs. Pour une prime ou pour le panache, chacun se battait, avec une ambiance « qui passait au délire » lorsque le maillot à damiers de Jean-Claude Meunier se détachait du peloton, et que croyez-vous qu’il advient : devant plus de 10000 spectateurs enthousiastes, Eddy Merckx l’emporta.


Après ces quelques souvenirs, un repli vers les hôtels (avec quelques difficultés il est vrai, mais c’est le rôdage…) pour un bon dîner puis un repos mérité. Demain est un autre jour et les efforts commenceront avec : La Bosse….


JMR

 

2ème étape : BOURGES – CHATEL–GUYON

183 kms – 2230m de dénivelée humidité toute relative…

Nous revoici au départ de Bourges pour une destination moyennement vallonnée jusqu’à Châtel-Guyon belle ville thermale.

Le temps s’annonce beau durant toute la matinée le soleil a fait son job pour monter en température jusqu’à 29°. Le peloton commence à se fractionner gentiment jusqu’à la pause café située dans le beau village d’Ainay-le-Château (qui porte bien son nom). Selon les commentaires des participants, l’encas est bien apprécié des participants et on ne sait toujours pas si c’est pour le sourire de nos assistantes ou pour la qualité de ce qui est offert.


Après quelques montées légères nous arrivons sur Montmarault ou la Mairie a mis à notre disposition, une superbe salle des fêtes et nous a conseillé un traiteur local ; Tous les participants, légèrement éreintés ont apprécié la qualité des repas offerts : Merci au Traiteur.


Ils reprennent le vélo avec comme fond d’horizon un ciel nuageux, et nous voici dans le hameau de « La Goutte » et comme vous pouvez vous en douter les premières gouttes vont tomber drues sur le peloton, la température se rafraîchit et nous perdons 10°. La montée de « La Bosse » nom prédisposé pour la première ascension (720m) et la descente pluvieuse et froide va nous emmener jusqu’à Servant et au Pont de Menat. Le peloton s’étire, Manzat est franchi sous une pluie froide et nous voici déjà dans Châtel-Guyon et sa place Brosson juste en face des Thermes. Une réception est organisée en notre faveur par la mairie, ce qui permet aux participants de retrouver un peu de chaleur et de réconfort. Les premières coupes récompenses sont remises a des participants : le Belge Serge Lecoq, le russe Dimitry Borovikov, Joël Lorfevre de la Pomme Marseille, Martine Faure de Kigersheim, Jean-Claude Brissset de l’AC Banlieue Est et Guy Devoldere d’Abbeville.


Je me dois comme chaque jour de vous parler de la ville qui nous reçoit : Châtel-Guyon, cette dernière vous invite à faire la fête avec son Casino et ses machines à sous, mais est-ce que les participants auront le cœur de se rendre aux tables de jeux après cette seconde étape qui dans sa seconde partie a commencé à vous offrir un relief mouvementé en guise de hors-d’œuvre ?


Les habitants de Châtel-Guyon, étymologiquement, le château d’un certain « Guidon », nom prédisposé et je n’invente rien s’appellent les Brayauds, du nom du pays de Brayaud qui s’étend autour de la ville. Les paysans d’alentour ont très longtemps porté des « braies », sorte de pantalons étroits, d’où le nom.


Voici les lieux et monuments que vous pourrez découvrir dans cette ville thermale :


Le Théâtre de Châtel-Guyon, symbole de la Belle Époque, incarne le lieu de rendez-vous théâtrale, musical et cinématographique de la cité thermale jusqu’à sa fermeture en 2004. Laissé à l’abandon depuis sa fermeture, la Ville de Châtel-Guyon décide de le racheter pour faire revivre ce lieu de culture et de souvenirs.


L’église Sainte-Anne a été construite en 1845 sur le Calvaire. Elle a été rénovée en 1956. Elle comprend 800 m2 de fresques réalisées en 1956 par Nicolas Greschny.


Les thermes et le casino : À la fin du XVIIe siècle, les sources jaillissent avec un bruit particulier et sont appelées le « Gargouilloux ». En 1900, Châtel-Guyon devient une grande station thermale parce qu’on y construit un théâtre, les Grands Thermes et le Casino.


Le calvaire : il y a une croix des missions depuis 1884. Au sommet du calvaire, il y a une table d’orientation où on repère les éléments du paysage : la vallée des sources, le mont Chalusset et le puy de Dôme.


Vous pouvez aussi randonner dans la vallée des Prades et le château de Chazeron, et n’oubliez pas la vallée des Sans-Souci amis participants !!!


Des personnages célèbres ont séjourné à Châtel-Guyon tel que Guy de Maupassant et Alexandre Vialatte, mais également un cycliste professionnel : Nicolas Hartmann, licencié chez Cofidis puis chez Bretagne Schuller.


Voyez l’accueil qui vous est réservé, alors si vous le pouvez, revenez dans cette belle ville fleurie et spécialisée dans les affections rhumatismales, il se peut que dès la fin de cette épreuve, certains parmi vous en éprouvent le besoin, mais je ne vous souhaite aucun mal rassurez-vous.


JMR

 

3ème étape : CHATEL-GUYON – AURILLAC

193 kms – 3615m de dénivelée – Plein soleil

Peloton presque au complet devant les thermes de Châtel-Guyon, il nous manque Daniel Laure de l’union cosnoise sportive qui a du abandonner l’épreuve. Le directeur de l’épreuve André Leroux, profite de ce beau lieu pour remettre un certain nombre de maillots distinctifs, à savoir : le maillot rose des féminines à Elisabeth Legouge-Rouxel, le maillot du fair-play à Pascal Fremont du VC du François de la Martinique et Henri Perillat du VC le Grand Bornand, le maillot du grimpeur revient à Vadim Yudkin du Master Profi de Russie.

La journée s’annonce belle, le relief donné pour 3100m, va être légèrement dépassé, il est vrai que la chaleur à tendance a déformer le relief. Le peloton s’élance en direction de Volvic, est-ce un prémices à la chasse à la canette, allez savoir ? Le col de la Moreno commence son travail de sape, le peloton se scinde par petits groupes, chacun recherchant le niveau qui lui convient. Nous continuons vers Orcival en laissant sur notre droite le massif du Puy-de-Dôme. Une collation bien méritée attend les participants devant la superbe église d’Orcival. J’ai vu des participants se rendre chez le chocolatier de cette même vile pour faire des emplettes, on voit ceux qui font le métier me direz-vous. Maintenant nous nous dirigeons vers le col de Guéry à 1269m d’altitude, nous traversons un paysage superbe, petit plongeon vers le lac, puis nous atteignons la ville de cure du Mont d’Or. Un bref virage à la sortie de la ville et les premiers pourcentages costauds nous font vite comprendre que le col de la Croix saint Robert n’est pas juste une formalité. Descente casse-patte vers Besse, nous traversons des paysages superbes, les Salers nous regardent et ne comprennent pas notre sport visiblement. Le Pont de Clamouze est franchi et nous voici à la ville ravitaillement de Condat ou Monsieur le maire nous accueille chaleureusement. Chacun se restaure sous un barnum et chacun salue la qualité des plats préparés par le traiteur local. Condat c’est le Cantal, le pays des fromages et des Présidents de la République comme le rappelle son maire. Entre les premiers et les derniers arrivés au ravitaillement, on enregistrera un delta de 3 heures, ce délai permet de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les participants sur ce toboggan verdoyant. Nous attaquons le col de Serre, puis celui d’Eylac et enfin le célèbre pas de Peyrol à 1582m d’altitude, petite descente et légère remontée vers le col de Redondet avant de plonger sur Aurillac. Les derniers arriveront à 19h30, exténués mais satisfaits d’avoir sillonné ces routes tranquilles et plus que vallonnées. Les retours vers les hôtels ont été difficiles pour certains. Après le repas, le massage et une bonne nuit, ils seront tous prêts pour repartir.


Je vais vous parler d’Aurillac qui a le charme d’une citée un peu isolée et perdue dans ses montagnes, mais prenons le temps de la découvrir. Il y a des foires aux bestiaux particulièrement vivantes et économiquement importantes, sans qu’aucune analogie ne puisse exister avec nos chers participants. Son centre ville, presque entièrement piétonnier, permet de découvrir avec ravissement la cité enclavée. On arrive à Aurillac par la route des crêtes, elle surplombe la vallée et offre de beaux points de vue sur un paysage naturel ponctué de très rares habitations. C’est à peine, si on aperçoit les quelques petits châteaux qui la bordent. Même si le relief peut sembler menaçant à certains, les Monts du cantal sont d’une authenticité totale, car la nature y est admirablement préservée et nous offre le plus magnifique et impressionnant de ses visages. Des panoramas sans autre limite que l’œil humain. On voudrait pouvoir survoler ces superbes points de vue, sans devoir en escalader les pentes à vélo, c’est tout cela l’Auvergne dans toute sa splendeur majestueuse et puissante.


Cette charmante ville est entrée dans l’histoire au IXème siècle, quand Saint Géraud y fonde une Abbaye. Colbert y crée une manufacture de dentelle. Vous pouvez visiter le château Saint Etienne qui permet d’apprécier la ville et les Monts du cantal et de la Châtaigneraie. Détruit par un incendie, il fût reconstruit par Violet le Duc. Il abrite désormais un musée des sciences qui comprend une collection minéralogique et volcanique. Le Cours d’Angoulême, qui borde la Jordanne promet de belles promenades, les vieilles maisons s’y alignent dans un certain désordre. La Maison des Consuls, mi gothique, mi renaissance abrite le musée du Vieil Aurillac. C’est aussi la capitale française historique du parapluie, elle est à l’origine de plus de la moitié de la production française. J’espère que nous n’en aurons pas l’utilité dans les jours qu’y viennent. Cette ville est aussi le siège de ce qu’était le leader européen des couettes et oreillers, je sais que certains parmi vous ont hâte de retrouver rapidement ces deux objets. On trouve également à Aurillac différents acteurs dans des domaines variés de l’agro-alimentaire la distillerie Couderc avec sa célèbre liqueur de gentiane (à consommer avec modération, des contrôles auront lieu à l’arrivée). Plus curieux : une fromagerie célèbre comme la fromagerie Leroux, vous savez, c’est ce personnage qui vous a concocté ce parcours dans un style coulant et à point.


Dans cette citée, nous trouvons des personnages célèbres tels que Paul Doumer Président de la République et Bernard Tricot secrétaire Général de l’Elysée. Jean-Philippe SOL international de volley-ball, Olivier Magne international de rugby. René Pouget gloire cycliste local et Christophe Laborie pro chez Sojasun. En 2007, le championnat de France Cycliste s’est déroulé à Aurillac avec 3 champions couronnés : Edwige Pitel, Benoist Vaugrenard et Christophe Moreau. Sans oublier qu’en 2011, Aurillac a été ville départ du Tour de France.


Vous voyez cette ville nous tendait les bras avec son passé historique, industriel et cycliste.


A demain, et avec votre meilleur sourire.


JMR

 

4ème étape : AURILLAC – ALBI

173 kms – 2311m de dénivelée – Beau temps

Départ en plein centre d’Albi face au Square Vermenouze, en présence du maire adjoint et du Directeur des sports de la ville. André Leroux remet des trophées à nos hôtes avec l’aide de Raymond Martin : deux maillots distinctifs, le maillot vert du fair-play à Etienne Laizeau de l’AAOC de Wissous et le maillot à pois à Jean-Michel Bourbier de l’AC Clermont.

Les voici en route sous l’escorte de la police municipale d’Aurillac. La journée s’annonce belle et la chaleur devrait être de la partie. Direction Marcolès ou nous grimpons jusqu’à 688m d’altitude. Une route droite, un mauvais virage et un russe Mikhail Dyuzhenkov du club Astana-Kazakhstan chute lourdement et va finir dans les barbelés, il est pris en charge par les membres de la Croix Rouge.


Nous arrivons au ravitaillement de Cassaniouze et en profitons pour visiter la petite église qui a une particularité. Elle date du 13ème siècle, puis a été démolie en 1906 et reconstruite avec un léger déplacement en 2001. Superbes gravures au plafond et surtout une croix d’orfèvrerie qui contient des reliques de la Sainte Croix de Jérusalem, elle est inscrite à l’inventaire des monuments historiques. On reprend la route, le long de la vallée du Dordou et nous trouvons sur notre gauche un des plus beaux villages de France : Conques. Les concurrents pris par l’épreuve n’ont pas eu le temps de découvrir ce joyau. Avec mon co-équipier Jean-Guy nous décidons de traverser ce village et je vous en fait profiter. C’est un monument majeur du patrimoine architectural médiéval sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. L’abbatiale de Conques s’enorgueillit d’abriter, sous ses voûtes séculaires, un trésor incomparable de sculptures romanes que magnifie depuis peu les vitraux contemporains de Pierre Soulages. Il est un autre trésor infiniment précieux, que les hommes ont su rassembler et conserver : ces nombreux reliquaires, recouverts d’or et d’argent, d’émaux, de camées et de pierres précieuses. Unique en Europe ce trésor mérite le détour, chers amis revenez pour le découvrir au calme.


Nous arrivons à Rignac dans la belle vallée de l’Aveyron pour le ravitaillement. Félicitations au traiteur pour la qualité de sa prestation. Nous avons profité de l’espace André Julian pour nous restaurer en bénéficiant de démonstrations d’arts martiaux. Des échanges de trophées entre organisateurs et élus ont été faits dans une ambiance bon enfant. La montée sur Rieupeyroux va être difficile et le repas probablement indigeste avec les efforts restant à accomplir.


Des pelotons se reforment, les plus rapides filent à grande vitesse jusqu’à Cagnac lieu du regroupement avant d’être escorté par la police en direction d’Albi. Ce qui est un peu injuste, c’est que les plus rapides se seront reposés pendant environ une heure et les moins rapides devront repartir aussitôt, mais c’est cela aussi la spécificité de notre épreuve.


Nous arrivons dans la fantastique Albi, classée au Patrimoine mondiale de l’Unesco. L’accueil est chaleureux sur la place du Vigan, il y avait 300 participants qui nous attendaient au stand d’animation, l’ancien pro Cédric Coutouly qui a participé au Tour de France en 2006 souhaite vivement qu’un autre albigeois Stéphane Pouihès puisse être au départ pour la centième édition. Pourquoi tant de monde, tout simplement parce qu’Albi fête ce 15 juin le Tour de France et a invité tous les albigeois à monter sur une selle reprenant les derniers kilomètres de l’étape future.


Comme chaque jour je vais vous parler de la ville qui nous reçoit : Albi a une identité méridionale très marquée par son histoire, sa tradition et sa culture. Berceau de l’épopée cathare, terre de couleurs et d’aventure, la cité a su au fil des siècles séduire bon nombre de visiteurs. Son architecture marquée par la couleur de ses briques déclinées dans toutes les nuances de rouge, la douceur des paysages et la richesse de son terroir ont fait sa renommée.


Dominant les berges du Tarn, la ville et l’ensemble du centre historique irradient la région par l’étendue de son site. De places en ruelles, d’hôtels Renaissance en maisons à colombages, de cloîtres en églises romanes, Albi est parsemée de trésors architecturaux et patrimoniaux.


Ce que vous pouvez découvrir en flânant dans les nombreuses rues piétonnes :


La cathédrale Sainte-Cécile qui domine le centre historique d’Albi. C’est un des fleurons de l’art gothique méridional. Elle offre un étonnant contraste entre la rigueur de son architecture défensive, proche d’une forteresse, et sa somptueuse décoration intérieure marquée par la présence de fresques, œuvre de peintres de la Renaissance Italienne. Elle abrite l’une des plus grandes compositions existantes : le Jugement Dernier.


Le musée Toulouse-Lautrec (en rénovation) regroupe plus de 1 000 œuvres, tableaux, lithographies, dessins et affiches réalisés par ce peintre d’origine albigeoise. Installé au sein du Palais de la Berbie, ancien palais épiscopal édifié au XIIIème.


Le musée Lapérouse propose de partir sur les traces de ce célèbre explorateur né à Albi en 1741 à travers des maquettes, des objets, des éléments biographiques et historiques de la vie et de l’époque.


Le musée de Cire, situé dans les caves de la maison du navigateur Jean-François Galaup de Lapérouse, propose de découvrir à travers 18 scènes l’histoire d’Albi.


Les balades aux alentours : Depuis que les berges du Tarn ont été réaménagées, il est agréable de s’y promener en passant par le Pont-Vieux et le Pont-Neuf et d’y admirer de superbes vues sur la ville et son patrimoine. Il est également possible de découvrir la ville depuis la rivière qui la traverse. Pour cela, il suffit de monter à bord des gabares, anciens bateaux de bois à fond plat et à petite voile carrée qui permettent de voguer de manière pittoresque vers les lieux prestigieux d’Albi.


Il y a des personnages célèbres qui sont nés ou qui sont liés à la ville :

Pierre Mondy un ancien du Lycée Lapérouse.
Toulouse-Lautrec le peintre qui a son musée dans la ville.
Jean-François Galaup de la Pérouse, célèbre navigateur explorateur qui a sa statue dans la ville.

Mais Albi c’est aussi une ville sportive, en 2012 elle a reçu le prix de la ville la plus sportive de France par le journal l’Equipe. Elle possède un club de rugby à 15 le Sporting Albigeois ; Son club de rugby à 13 a été 5 fois champion de France. Albi a accueilli le championnat de France d’Athlétisme en 2011. Sans oublier son ancien circuit de course automobile.


Des champion tels que les footballeurs professionnels : Grégory Lacombe, Pierrick Gros et Nicolas Dieuze et sans oublier Anne Zenoni footballeuse professionnelle qui totalise 50 sélections en équipe de France. Il y a aussi Romain Mesnil, le perchiste et pour la fin le coureur cycliste professionnel Stéphane Pouilhiés qui court cette année chez Cofidis.


Si vous êtes disponibles le 05 juillet, Albi recevra le Tour de France, vous voyez ce qui vous reste à faire.


J’oubliais, j’ai vu des courageux qui après l’étape, ont pris un moment sur leur temps de récupération pour visiter cette belle ville, vous voyez, certains n’ont pas que le vélo comme centre d’intérêt !!!


A demain, après un bon sommeil réparateur.


JMR

 

5ème étape : ALBI -CAZILHAC

163 kms – 2185m de dénivelée – temps chaud 32°

Le départ d’Albi s’effectue à la sortie de la ville au sein d’un complexe sportif, avec pour une fois une grande facilité d’accès pour les cyclistes et pour l’ensemble de la caravane motorisée. Monsieur le Maire adjoint donne le départ et voici le peloton qui s’étire en direction du Teillet et franchit 300m de dénivelée en guise d’échauffement matinal. Le soleil commence à chauffer l’asphalte et probablement les esprits de certains, chacun y va de sa petite attaque, alors que la prudence devrait être de mise. Nous arrivons à Montredon-Labessonnié sur la place du Foirail pour la pause collation et miracle, on assiste à un spectacle assez inhabituel, des cyclos font des photos, d’autres achètent des fraises sur le marché, et enfin certains qui pensent «tempo» avalent vite quelques gâteaux, morceaux de chocolat ou fruits secs, sans oublier le traditionnel thé ou café.

Et on repart pour les gorges de l’Argout dans un paysage splendide. Surprise : un motard hurle à Hervé Dijols « à droite », mais « je suis à droite » lui dit-il ; en réalité il voulait lui signifier que sur sa droite après un virage serré, il se trouvait devant la terrible montée de Lacrouzette avec ses 15% d’inclinaison. Si des concurrents veulent manifester leur mécontentement, qu’ils s’adressent au responsable du tracé. Et voici la longue descente sur Mazamet. Nous arrivons dans le splendide palais des congrès ou nous procédons à un échange de présents entre le Comité d’Organisation et les élus (trophées pour les élus et vins régionaux pour les officiels, il est vrai que dans notre sigle on retrouve l’AOC). Un repas copieux est servi à tous les participants, nous découvrons nos hôtesses affublées de curieuses lunettes lumineuses, nous essayons de comprendre si ce port est une volonté de chacune d’entre-elles ou bien si cela est imposé par le Comité d’Organisation ? Par ailleurs, j’ai pu observer certains cyclistes allongés sur la pelouse à l’issue de ce passage obligé à la salle de restauration, est-ce la quantité servie, la chaleur ou la digestion difficile ?


Je dois reconnaître une légère déception chez nombre de participants qui regrettaient l’absence des frères Jalabert sur ce rendez-vous. J’en profite, malgré tout, pour vous signaler que la cyclosportive « la Jalabert » aura lieu le 18 août prochain. Vous aurez deux parcours : 138 kms sur la « Laurent » et 100 kms sur la « Nicolas ».


Dès la sortie du repas, on attaque la longue montée de Pradelles-Cabardes pour se retrouver à 820m d’altitude, soit 600m de dénivelée. Descente rendue difficile par le gravillon fraîchement répandu et par le goudron qui chauffait. J’oubliais : une image surréaliste, dans une traversée de village on aperçoit la moto side-car de notre Saint Bernard, je veux parler d’Albert Montel, jusque là tout est normal, mais on se rend compte très vite qu’il roule en tenant un parapluie qui lui sert d’ombrelle, il est vrai que le soleil tape, je pense qu’une visite médicale va s’imposer dès son arrivée…


On aperçoit la citée majestueuse de Carcassonne, nous allons la contourner par l’Est pour rejoindre Cazilhac, terme de notre splendide étape.


Point médical : un abandon (fatigue). Des coups de soleil (pensez à la protection totale) et des tendinites (braquets trop importants, tourner les jambes en souplesse).


Compte-tenu de l’accueil qui nous est réservé je vous dois d’évoquer ce village. Nous voici dans la région du Languedoc-Roussillon, dans la haute vallée de l’Hérault, surplombé par le massif de la Séranne, le village de Cazilhac se situe au confluent de la rivière de la Vis et du fleuve Hérault. Réputé pour son patrimoine hydraulique et son passé industriel, le village se composait à l’origine de 3 hameaux principaux : Brancas, Cazilhac le bas et Cazilhac le haut.


Cazilhac est mentionné pour la première fois en 1107, sous le nom de Casialacum. Le chef d’une colonie Gallo-Romaine, fait construire un petit temple, qui lui servira de « guet » en dehors d’Aganticum (Ganges). Situé sur une hauteur, adossé au Massif de Montmal, c’est une place forte, dominant des centaines d’hectares de terres fertiles et irrigables, favorables à la culture de la vigne, du châtaignier, de l’olivier, des céréales et des forêts, elles sont propices à l’élevage. Au IIIe siècle, l’évangélisation de l’Occitanie entraîne la destruction du temple, dit « païen ». S’en suivra la construction d’une chapelle et d’un cimetière. Les siècles suivants, le village sera marqué par les invasions barbares : les Mérovingiens, les Wisigoths, les Musulmans et les Francs. Au XIIe siècle, Casialacum devient Cassillac. A partir de 1561 et jusqu’au début du XVIIIe siècle, les guerres de religions sévissent. Au XVIIe siècle, Cassillac devient enfin Cazilhac. Au milieu du XVIIIe siècle, la concurrence des grands centres drapiers de Lodève et de Clermont l’Hérault, pousse les foulons à reconvertir leur activité. Début XIXe siècle, ils optent pour le travail de la soie et du coton. Cazilhac est capitale française du bas de Soie de luxe. Des usines s’installent au Faubourg du Pont, où 250 ouvriers travaillent. Le cadastre de 1836- 1837 mentionne 4 établissements : filatures et ouvraisons.


Le Canal de Cazilhac : Après la construction du barrage de la Vis en 1740, la première partie du canal jusqu’au Pont Vieux est construite au début des années 1770 sur l’initiative de la Marquise de Ganges, propriétaire des rives de l’Hérault et de la Vis. Construit en terre cuite, le canal irrigue des centaines d’hectares de terrain et favorise la polyculture. La création du canal entraîne le développement d’activités qui donnent au quartier du pont sa dénomination de « quartier industriel ». Le deuxième tronçon du canal (Pont-Vieux – Val-Marie) est élaboré, fin XVIIIe siècle. Son rôle était essentiel dans les différentes étapes du travail de la soie. Depuis 1984, le canal est géré par une association syndicale autorisée, il est régulièrement entretenu et sert toujours pour arroser les jardins potagers.


Les Meuses : Elles matérialisent une technique d’irrigation traditionnelle : cinq meuses, dont une classée « Monument Historique » arrosent comme par le passé les jardins potagers de la plaine.


Une promenade à Cazilhac vous permettra de découvrir les divers hameaux qui composent ce village de 1300 habitants et qui sont autant de noyaux historiques témoins du passé.

J’oubliais, nous trouvons dans la proximité de cette commune des personnes ayant un lien avec ce sol : Pierre Cabanes, historien et écrivain. Stephen Eicher avec son célèbre album « Carcassonne » et bien évidemment la chanteuse Olivia Ruiz.

Carcassonne n’a pas souhaité nous accueillir, mais Cazilhac nous a ouvert les bras et nous ne le regrettons pas. Merci à cette commune pour le pot de l’amitié qu’elle nous a offert. Nous étions hélas, trop peu nombreux lors de cette réception, en effet, beaucoup de participants avaient préférés soit se diriger directement vers leur hôtel soit ne pas assister à cette réception. Juste pour mémoire, à la page 31 de notre plaquette, nous avons précisé : « sur certaines étapes, réception par la ville qui nous accueille. Les personnalités, élus et autres autorités présideront ces réceptions à laquelle votre présence sera vivement souhaitée. Celle-ci témoignera votre reconnaissance, vos remerciements, votre respect et ce, dans une atmosphère d’écoute et de discrétion ».


Merci pour votre attention et je vous retrouve dès demain en pleine forme.


JMR

 

6ème étape : CAZILHAC – FOIX

183 kms – 3754m de dénivelée – temps chaud 30°

Tout d’abord je me dois de vous donner quelques correctifs sur les dénivelées des 5 premières étapes. Nous prenons la dénivelée de chaque étape et nous apportons le correctif calculé directement par le Garmin.
Cela nous donne 1319m pour la 1ère étape, 3412m pour la 2ème étape, 4523m pour la 3ème, 4170m pour la 4ème et 3442m pour la 5ème.

Pourquoi je pour parle de tout cela, c’est tout simplement parce qu’hier soir je me suis promené dans la vieille cité de Carcassonne et j’ai vu le musée des instruments de torture. Après réflexion, je me suis demandé si le responsable de l’épreuve, dont je tairai le nom, ne s’est pas inspiré de ce lieu pour imaginer son parcours, certains peuvent témoigner en ce jour les muscles des concurrents ont bien été torturés.


Revenons au départ de l’étape dans la charmante commune de Cazilhac.


Les concurrents venant de tous les hôtels se regroupent pour prendre un départ sous le soleil, certains râlent un peu du fait de l’éloignement, mais tout va se calmer dans la bonne humeur. André Leroux et Raymond Martin remettent les différents maillots : le rose pour Evelyne Carleso, le fair-play pour Francis Roussy et le grimpeur pour Patrick Mareuil.


Juste un petit retour en arrière, j’avais oublié de signaler que des coupes avaient été offertes : le Belge Serge Lecoq, le russe Dimitry Borovikov, Guy Devolder de l’Amicale Rando Abevillois, Joël Lefèvre de la Pomme Marseille, Jean-Claude Brisset de l’AC Banlieue Est et Martine Faure du CC Kigersheim.


La longue procession démarre et nous traversons Verzeille, Pomas Pieusse, Limoux et Quillan où nous sommes attendus par nos hôtesses pour la pause café et toujours avec le sourire. On commence à sentir quelques inquiétudes à l’approche du col méconnu qui les attend. Les premières pentes sont douces, mais dès le 8ème kilomètre la pente s’accentue pour atteindre les 8% moyen et ceci sans compter les vents tourbillonnants qui vont mettre à terre plusieurs concurrents sans aucune gravité. Le camion boissons attend les concurrents au sommet du col à 2001m d’altitude. La descente sinueuse et étroite s’effectue prudemment, Joël Lefèvre éclate dans la descente du col de Pailheres, il repart et chute dans la descente du col d’En Ferret (sans gravité). Il mérite le prix de la malchance, j’oubliais de vous dire que l’endroit où il chute se dénomme Le Calvaire (le bien nommé). Le ravitaillement s’effectue dans le charmant village de montagne d’Ignaux, environ 350 habitants, où la municipalité s’est mise en quatre pour nous recevoir avec les barnums installés sur la place. Certaines villes d’importance devraient prendre exemple sur ces villages qui savent accueillir leurs hôtes. En guise de digestion les organisateurs avaient prévus la montée du col du Chioula (1431m), puis le col d’En Ferret et le col de Marmare, je puis vous assurer que peu de concurrents parlaient dans cette montée, je me demande bien pourquoi ?


Nous continuons par la route des crêtes en passant par les beaux villages de Caussou, Cazeneuve et Bompas, puis l’interminable ligne droite avant d’apercevoir le château de Foix. Où nous étions attendus par les édiles de la ville pour un pot de l’amitié et un échange de trophées sous une superbe halle à l’abri de la chaleur. Notre ami Christian Eychenne, participant de l’épreuve et Président du Rotary club du comté de Foix a présenté son projet pour lutter en faveur de l’éradication de la poliomyélite, depuis le départ de Fontainebleau il a récolté plus de 6000€ qui iront soutenir l’action soutenue par le Rotary.


Foix est une commune française, ancienne capitale du Comté de Foix, aujourd’hui préfecture du département de l’Ariège situé en région Midi-Pyrénées. Le château se dresse sur un piton rocheux, juste à l’ouest du centre-ville. La majorité de l’édifice actuel date du XIIe siècle au XIVe siècle. Pour le décrire, nous trouvons : Au Nord, la tour carrée, couverte d’un toit d’ardoises à la fin du XIXe siècle, qui est certainement la tour la plus ancienne car elle daterait des XIe et XIIe siècles. La tour du milieu construite au cours du XIIIe siècle qui fut entièrement réaménagée au XIVe siècle. Elle présente de belles caractéristiques architecturales : têtes sculptées aux culs de lampes et blasons en clefs de voûtes. La tour ronde, plus tardive, qui présente quant à elle une architecture gothique avec de vastes baies éclairant de belles salles voûtées de plan hexagonal.


L’abbatiale Saint-Volusien : Des chanoines réguliers de saint Augustin prennent possession en 1104 d’une abbaye abritant les reliques de saint Volusien. C’est alors que la construction d’une vaste église à trois nefs, comprenant un transept, est entreprise. Au XIVe siècle, le chevet roman est remplacé par un nouveau chœur de forme polygonale.


L’édifice est ruiné pendant les Guerres de religion ; les reliques sont brûlées. Les travaux de reconstruction sont entrepris à partir de 1609, et sont vraisemblablement achevés vers 1670 (voûte).


De l’église médiévale, il subsiste principalement le portail et la base des murs de la nef.

On y trouve un orgue de 40 jeux construit par Fermis en 1869 et restauré en 2007.

La Vieille ville conserve aujourd’hui son caractère médiéval. En témoignent les ruelles étroites (Rue des Marchands, rue des Chapeliers), ainsi que quelques maisons à colombage.


A proximité de la ville ne pas oublier deux sites intéressants : Les Forges de Pyrène situées dans un hameau hors du temps, on trouve une impressionnante collection d’outils (cela fera plaisir à Luigi Cattaneo), des ateliers animés, un spectacle original et la dernière forge à martinet encore en activité en France, et tout cela pour vous raconter la vie quotidienne au début du siècle dernier. Le second site concerne les grottes de Niaux, c’est un chef d’œuvre de l’art pariétal, on y trouve des peintures préhistoriques d’animaux et ses mystérieux signes géométriques datant de 14 000 ans, nous conduit dans un voyage fascinant au cœur de l’art préhistorique.


Quelques personnages célèbres de Foix : Louis Pailhas, le directeur de l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (un clin d’œil à notre passion, nous les anciens d’ADP), le footballeur Eric Carrière, le dessinateur de BD Jean-Yves Ferri et le célèbre préhistorien Jean Clottes.


Pour terminer et vous dire à demain, j’évoquerai une comptine enfantine qui évoque la ville de Foix avec des rimes de mots homophones :

Il était une fois
Une marchande de foie
Qui vendait du foie
Dans la ville de Foix

Elle se dit ma foi

C’est la première fois
Et la dernière fois
Que je vends du foie
Dans la ville de Foix

JMR

 

7ème étape : FOIX – BAGNERES DE LUCHON

143 kms – dénivelée 3903m – pluie

Une journée particulière …

Tout le peloton est regroupé sous la halle de Foix le long de l’allée Vilotte.


Les 3 maillots quotidiens sont remis par Raymond Martin, le rose à Martine Faure, le fair-play à JC Pinel et le grimpeur à Jean-Philippe Pachot. Les officiels donnent le départ et nous sommes escortés par la police municipale.


Juste une anecdote : un concurrent Michel Lalanne a cassé son vélo, Serge Galland le dépose avec son vélo à Pamiers chez un vélociste que nous citons pour sa gentillesse et son sens de la satisfaction client, il s’agit des Cycles Passion (Michel Sy), en moins d’une heure et demie, il aura démonté le vélo et remonté le vélo sur cadre neuf, chapeau l’artiste. Nous prenons à bord de notre véhicule le concurrent et son vélo et nous le redéposons sur l’épreuve.


Reprenons le fil de l’étape : une longue procession qui commence à s’étirer tout en franchissant le col des Marrous (5%), le col de Péguère (5,5% et 1375m d’altitude) et le col des Caougnous à 4,8%), longue descente sur Boussenac et arrivée à Massat pour la pause déjeuner. Chacun repart à son rythme, la pluie commence à tomber, nous voici au carrefour pour prendre la route de Castillon-en-Couserans et nous sommes bloqués par la gendarmerie.

Les routes sont coupées, des éboulements ont eu lieu dans le col du Portet d’Aspet.
Longue discussion avec la maréchaussée qui nous ordonne de prendre la route de Saint Girons ce qui entraîne une modification de parcours, mais surtout l’impossibilité de rejoindre la ville étape de Bagnères-de-Luchon qui est sous les eaux.
Je dois négocier avec les gendarmes afin de permettre aux derniers participants de nous rejoindre, ils ont été bloqués au bas de la montée, Joël Colombo et Albert Montel, nos motards ont eu chaud.

Le village de Saint Béat est sinistré. La Garonne gronde avec ses flots tumultueux, les maisons sont dévastées par la boue. Des militaires vont arriver pour prêter mains fortes aux habitants. L’ampleur de la tâche est décourageante, chacun sait que ce sera long avant que les traces de ces terribles inondations s’effacent. Il y en a qui ont tout perdu, il y a le désastre économique, les touristes ne viendront pas, les agriculteurs, les éleveurs, les commerçants, beaucoup sont touchés. Les hôteliers de Luchon qui devaient nous recevoir sont sinistrés, pour nous c’est une perte financière, mais pour eux bien davantage.


Que devons-nous faire ?


Notre équipe de chauffeurs poids-lourds a pris les devant et a réussi à trouver un grand local qui va être mis à notre disposition par la commune de Labarthe-Rivière. Nous tenons a remercier Monsieur le Maire Arsène Dupuy pour son aide et sa gentillesse.


Tous les cyclistes sont regroupés, il va falloir procéder à une reconnaissance des bagages afin de réacheminer ces derniers vers les nouveaux lieux d’hébergement.

Le Comité d’Organisation recherche les hôtels capables de reloger et de nourrir un groupe de 270 personnes.
Cela ne va pas être aisé de trouver une telle capacité d’accueil dans la région de Saint-Gaudens.
Petit à petit des groupes sont appelés par haut parleur et se dirigent vers leurs nouveaux lieux de destination.

Un grand merci aux participants pour leur compréhension et leur patience, mais également à tous ceux qui nous ont aidé durant cette journée difficile.

Les chauffeurs ont quelques difficultés pour acheminer les bagages vers les différents hôtels à cause des routes barrés et des ponts inaccessibles.

Ce soir je n’aurai pas la volonté de vous narrer les lieux sur les aspects touristiques, en revanche, je vous invite à y revenir nombreux afin de dire aux habitants que leur région est magnifique et qu’il est important pour eux que l’on ne les oublie pas.


Juste une information : le grand journaliste Albert Londres est natif de Labarthe-Rivière, il aurait probablement bien su narrer les évènements dramatiques de ces derniers jours.


A demain sous de meilleurs hospices.

JMR

 

8ème étape : BAGNERES DE LUCHON – BAGNERES DE BIGORRE

Qui devient en réalité LABARTHE-RIVIERE – BAGNERES DE BIGORRE SUITE AUX INONDATIONS

102 kms – 1556m de dénivelée –temps nuageux

Nous voici regroupés à Labarthe-Rivière, le lieu qui nous a accueillis hier sous cette même halle.
Avec Jean-Guy, nous en profitons pour aller faire un don au nom de l’organisation à la caisse des Ecoles de cette charmante commune.

Nous observons un peu de lassitude dans les yeux de certains concurrents qui se sont couchés tard, suite aux événements de la veille et qui ont du faire pour certains près de 30 kms à vélo afin de rejoindre le lieu du départ.

Les mécanos s’activent, les gouttes d’huiles sont nécessaires après les pluies importantes de la journée d’hier.
Pour toutes ces raisons, le départ a lieu à 10h30.
Le tracé matinal va être modifié à cause de certaines routes impraticables.
Nous allons faire une pause repas dans le beau village d’Arreau. Voici ce que l’on peut y découvrir : Le château des Nestes (ou château Camou), ayant accueilli une commanderie, il abrite depuis 2010 l’office du tourisme et le musée des Cagots. La « maison des Lys », maison gothique, elle doit son nom aux multiples fleurs de lys de bois parant sa façade. La maison de Saint-Exupère et la Halle-mairie plus récente qui borde la rivière la Neste, et on peut y voire les dégâts avec les troncs arrachés.

Nous récupérons le parcours d’origine et, à la sortie du village, nous commençons à gravir les pentes du col d’Aspin. Comme dirait Christian Laborde, Aspin, c’est une faute de frappe, au départ le S ne succède pas au A, il le précède. Aspin c’est Sapin, le col des sapins, les sapins de Payolle, une bien belle nature. Au sommet du col nous retrouvons comme toujours des russes et l’infatigable Patrick Tytgat et qui retrouvons-nous un peu à l’arrière ? la joyeuse Martine Faure avec son appareil photo (1500 photos prises durant ce périple).

Nous dévalons la pente vers la célèbre Sainte-Marie-de-Campan. On laisse sur notre gauche la Mongie et le Tourmalet. Dans ce dernier nom on retrouve tour et malet qui signifie maudit en gascon, il sera effectivement maudit pour nous puisqu’au grand dam des concurrents on ne pourra le gravir. On franchi Campan puis Baudéan et nous voici arrivés à Bagnères-de-Bigorre.
Nous sommes reçus par le Maire Monsieur Rolland Castells, (ancien rugbyman et cela se voit) dans l’espace évènement Carré Py’Hotel, anciennement relais des Pyrénées. Cet espace était très cher à notre ex-parrain du Paris-Nice 2008.
Après un pot de l’amitié et l’échange des traditionnels trophées, les participants sont invités à visiter l’exposition consacrée à Eugène Christophe. J’en profite pour évoquer le spectacle qui a été joué par Christian Laborde dans cet espace et qui s’intitule « vélociférations je me souviens du Tour » le livre et le CD tiré du spectacle est édité chez Cairn le pas d’oiseau.

Juste pour le plaisir, je vous retrace l’anecdote d’Eugène Christophe : Nous sommes sur le Tour de France 1913, c’est l’étape Bayonne-Luchon, le 09 juillet, Christophe, virtuel leader du classement général, dévale les pentes du Tourmalet, la route est empierrée et secoue le coureur et sa lourde machine. Les vibrations sont telles que sa fourche fini par casser. Il est seul et désemparé, il hésite à monter dans une voiture, ce qui aurait signifié sa mise hors course et finalement refuse d’abandonner. Il alterne marche et course à pieds, vélo sur l’épaule, fourche à la main, il parcourt 10 kms et arrive à Sainte-Marie-de-Campan où se trouve une forge. Serrurier de métier, il répare seul sa fourche. Il repart après avoir perdu 4 heures et ses espoirs de victoire, mais il ne sera pas le dernier à Luchon, une autre époque il est vrai.


Voici le patrimoine architectural que vous pouvez découvrir dans cette belle ville :

De type gothique flamboyant, la Tour des Jacobins, beffroi carré aux deux premiers étages puis octogonal de 35 mètres de hauteur, est le vestige de ce que fut l’église des frères prêcheurs.

L’église Saint-Vincent, datant du XIVe siècle, fut bâtie sur un sanctuaire d’origine paléochrétienne. Le style est de type gothique rayonnant pour la façade ouest alors que l’entrée sud se distingue par son porche en plein cintre de style Renaissance. La ville abrite également l’église Saint-Jean dont le portique à l’angle des deux rues Saint-Jean et des thermes. La ville présente des habitations remarquables inscrites aux monuments historiques : la maison d’Uzer avec ses façades, toitures et de nombreux éléments intérieurs ou la maison de Jeanne d’Albret, remarquable pour le rez-de-chaussée de sa façade.


Les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre se caractérisent, pour une grande part, par une architecture classique du XIXe siècle, utilisant de nobles matériaux tel que le marbre des Pyrénées. Ces thermes sont spécialisées dans les maladies rhumatismales, avis aux amateurs, par ailleurs les eaux de Bigorre étaient appréciées par les romains en tant qu’agent de désintoxication, si certains veulent se désintoxiquer du vélo, ils connaissent désormais l’endroit où ils doivent de rendre.


Quelques personnalités célèbres liées à cette ville :

René Georges Latécoère, célèbre avionneur. Les rugbymen Jean-Michel Aguirre, Jean Gachassin, Roland Bertranne et Yves Duard, ainsi que les champions olympiques de canoë en 1996 : Wilfrid Forgues et Franck Adisson.

A demain pour l’avant dernière étape.


JMR

 

9ème étape : BAGNERES DE BIGORRE – LAROIN/PAU

148 kms – 3986m de dénivelée – Beau temps

Le départ a lieu au même endroit que l’arrivée d’hier à l’espace Carré Py’Hôtel.
Les participants ont eu droit à de beaux hôtels pour la plupart et certains plus gâtés que d’autres ont été servi à la table de l’Auberge des Pyrénées et ils en gardent un excellent souvenir.
D’autres plus nombreux ont rejoint la résidence Mer et Golf située à La Mongie, mais l’ascension s’est effectuée à bord d’autocars mis à notre disposition par la ville de Bagnères-de-Bigorre.

Le rendez-vous est exceptionnellement à 10h30 pour un déjeuner sur place, en effet, le traiteur d’Argelès-Gazost n’a pas pu nous recevoir, son laboratoire et la nourriture ont été détruits par les inondations.

Le repas encore sur l’estomac, le départ est donné par les autorités locales à 11h30.
Le matin, des maillots ont été attribués, le rose pour Sylvie Laverdure du Sporting Club de Levallois et le maillot à pois pour Loïc Gayard du CE Sagem.

L’étape sera légèrement écourtée, nous ne pourrons escalader le Tourmalet suite à des éboulements provoqués par les pluies et la fonte des neiges. On passe dans le village de Les Angles, puis Juncalas on contourne Lourdes durement touchée par les inondations, puis direction du col de Croix Blanc, nous sommes à proximité des grottes de Betharram, outre la visite, c’est ici que l’on effectue le vieillissement du vin d’(A)AOC Madiran sous 800m de roches. Village de Ferrières puis d’Arbéost, les pentes commencent à se faire durement sentir, le Soulor se mérite.

Les concurrents sont éparpillés un à un tout le long de la rampe. La rampe monte pendant 20kms à 5,2% de moyenne et des passages à 9%. Nous basculons à 1474m d’altitude et nous attaquons la descente en passant par le merveilleux cirque du Litor, paysage à couper le souffle, mais très vite, il convient de reprendre ce dernier afin de franchir l’Aubisque à 1709m d’altitude. Longue descente sur la vallée d’Ossau.

Est-ce la fatigue des différentes ascensions ?

Un petit groupe composé de 5 concurrents se relaient régulièrement et brusquement 3 d’entre eux vont percuter le bitume, la poisse, un se relève, les deux autres sont touchés à l’épaule avec une clavicule cassée : il s’agit d’Emmanuel Szendroi et Cyril Corbin.
Très vite, les pompiers, la croix rouge sont sur les lieux avec notre médecin Elisabeth Legouge, ils prodiguent les premiers soins. Ils vont être évacués par ambulance sur une clinique de Pau.

Nous continuons jusqu’à Laroin qui se situe dans la banlieue sud Paloise. Voici l’arrivée sur Laroin, où un cocktail nous est offert.

La difficulté va consister à retrouver les hôtels qui sont assez éloignés du lieu d’arrivée.
Laroin est un petit village de 900 habitants qui nous reçoit en lieu et place de la ville de Pau, dommage, nous pensions que cette ville aimait particulièrement le vélo, vue son histoire.
Laroin est connu pour ce qui pousse sur ses coteaux, les raisins donnent un excellent jurançon qui a été goûté par bon nombre de participants, un remontant naturel me direz-vous.
Très ancien, Laroin était déjà peuplé à l’époque gallo-romaine. Il ne reste aujourd’hui sur le coteau dominant la vallée du gave que des ruines d’une tour en galets et un puits au fond duquel on a retrouvé des amphores romaines. À partir du Xe siècle, l’évêque de Lescar est le seigneur de Laroin et de Saint-Faust jusqu’à la Révolution. En 1385, Laroin, réunie à Saint-Faust, comptait 80 feux et dépendait du bailliage de Pau.
Ce n’est qu’en 1774 que le village érigé en cure (sous la protection de Saint Vincent), et autrefois uni à Saint-Faust et Monhauba, prend son indépendance grâce à Monsieur de Noé.

Demain c’est la dernière, allez encore un effort…


JMR

 

10ème étape : LAROIN/PAU – BAYONNE

166 kms – 2890m de dénivelée – forte pluie le matin, soleil à l’arrivée

Nous voici sur la dernière étape, selon le profil donné à tous les participants, on ne voit pas d’énormes difficultés. Oui mais voilà nous allons traverser le Pays Basque, et là il y en a qui vont déchanter.
Ici nous sommes au sein d’une topographie très vallonnée voire montagnarde, certes les montées ne sont pas excessives mais les % eux le sont.
En quittant le Béarn, nous entrons dans l’Euskal Herria et nous avons 3 provinces le Labourd, la Soule et la Basse Navarre. Tout le long de la route des paysages verts et très vallonnés avec des quantités d’élevages.

Nous partons de Laroin au chemin du stade, et manque de chance une petite erreur de parcours nous fait prendre un peu de retard. Première bosse à Lucq Bieilh et on continue sur un toboggan jusqu’au point café à Mauléon-Licharre la pluie qui redouble a obligé nos hôtesses du point café à s’abriter sous un kiosque en hauteur, pour la musique on repassera. Nous descendons sur Musculdy pour attaquer le premier col, celui d’Osquich à 507m. C’est un haut lieu de la chasse à la palombe, certains parmi vous ont certainement observé les palombières. Cyril Dessel était passé en tête de ce col en 2006 sur le Tour de France.

Longue descente sinueuse sur Saint-Just-Ibarre puis on attaque le très difficile col d’Askonzabal long de 4 km et 508m d’altitude, 10 % de pente moyenne avec des passages à 16%. Rien de tel pour se mettre en appétit. Descente sur Saint-Jean-Pied-de-Port où un repas chaud est servi dans une salle de pelote basque.
Ils sont tous transis, un concurrent se trouve en hypothermie, il est pris en charge par la Croix Rouge. Chacun essaie de faire sécher ses vêtements, mais peine perdu il va falloir repartir trempé et à nouveau sous la pluie, la fête est un peu gâchée.
Chacun pensait qu’après cette dernière difficulté, une longue descente allait venir pour rejoindre Bayonne, pas du tout, c’est bien un parcours bosselé qui attend les concurrents sur les 75 derniers kms. Heureusement la température remonte un peu et la pluie se réduit pour s’arrêter en fin d’étape, du moins pour les premiers.
Un regroupement a lieu à Saint Pierre d’Irube, afin de pouvoir rejoindre les arènes sous l’escorte de la police municipale. Malheureusement certains très en retard et frigorifiés arriveront un peu plus tard. Nous voici à Bayonne située au confluent de l’Adour et de la Nive, et le long cortège de cyclistes pénètre dans les arènes suivi par notre caravane de véhicules qui stationne à l’entrée.
En tendant l’oreille, peut être que certains parmi vous ont entendu des « Olé ». Les vélos sont soigneusement rangés le long des balustrades, pas de risque, aucune vache ou taureau dans l’enceinte…

Nous sommes attendus par Madame Monique Boé chargée de la culture et de l’animation et par Monsieur Christian Trigueros chargé de l’événementiel.

Des trophées sont échangés entre organisateurs et élus, puis nous écoutons Mme Boé et André Leroux pour leur mot d’accueil.
Le Comité d’organisation va en profiter pour remettre le maillot à pois à Jean Derouet du Bocage Cycliste Mayennais et le maillot du fairplay à Christophe Couquet du CC Croissy sur Seine.
Compte tenu de la journée difficile que nous avons connu hier, des maillots sont décernés pour l’avant dernière étape à : Laurent Bernard du VC La Pomme Marseille, maillot à pois et à Philippe Cadoret du CT Rambouillet pour le maillot du fair-play.

Puis ce sont les clubs qui vont recevoir des coupes :

– Les Médecins du club d’Abbeville
– L’ASPTT Melun
– Le club de Mennecy Villeroy
– Le club de Pontault-Combault
– Le club du VC Fontainebleau-Avon
– Le groupe de la SAGEM
– Le CS Bretigny
– L’EC Montgeron-Vigneux
– Le team russe Planet Extrem
– Le club de Champigny

Le prix de la malchance pour nos amis Emmanuel Szendroi et Cyril Corbin


Les grands trophées pour :

– Le club de Rambouillet
– Yury Demanov et le team of Russia
– Et le club organisateur de l’AAOC de Wissous décerné à André Leroux et toute son équipe.

La journée se termine par le mot du Vice Président de l’AAOC qui résume l’épreuve, puis un pot offert par la Municipalité de Bayonne et surtout plein de photos souvenirs dans ce lieu magique.


Quelques chiffres pour les statisticiens :

1ère étape – 189 kms et 1340m de dénivelée
2ème étape – 193 kms et 2954m de dénivelée
3ème étape – 187 kms et 3517m de dénivelée
4ème étape – 171 kms et 3405m de dénivelée
5ème étape – 169 kms et 3360m de dénivelée
6ème étape – 181 kms et 3344m de dénivelée
7ème étape – 140 kms et 3903m de dénivelée
8ème étape – 102 kms et 1556m de dénivelée
9ème étape – 156 kms et 3986m de dénivelée
10ème étape – 166 kms et 2890m de dénivelée
Au total : 1637 kms et 30 255m de dénivelée

Température variant de +6°C à +34°C

Maintenant je vais évoquer un peu la ville qui nous reçoit : BAYONNE.
Son ancien nom est Lapurdum, qui a donné son nom à la province du Labours. Sa devise est « jamais souillée » (ville qui ne se rend jamais).
Le Château-Neuf, anciennes enceintes anglaises du XIIIe siècle. Le Château-Vieux, du XIe siècle, construit par les vicomtes du Labourd. Le Château de Marracq. La Citadelle et les fortifications de Vauban, percées de sept portes, dont la porte d’Espagne, la porte de Mousserolles et la poterne. La fontaine Saint-Léon. Les remparts du Petit Bayonne. Les maisons à colombages. Les 130 caves romanes ou gothiques. Les nombreux vestiges de fortifications romaines intégrées dans les constructions qui les ont recouvertes ; Les nombreuses maisons nobles et hôtels particuliers. La maison Saint-Joseph recèle un nombre important de tableaux et classés au titre d’objets dans l’inventaire du ministère de la Culture. L’ancien immeuble des services des Ponts et Chaussées. La villa Gomez, on y trouve des meubles répertoriés par le ministère de la Culture. L’Hôtel de Ville, la place de la Liberté (ancienne place Gramont), elle comprend une salle de spectacle (ex-cinéma), récemment rénovée en Théâtre à l’Italienne. Et la Cathédrale Sainte-Marie (classée dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France).

Bayonne est également célèbre pour ses personnalités, et également pour ses sportifs :

Roland Barthes, Michel Portal, Katia et Marielle Labeque, Gustave Parking et Francis Hondelatte.
Les cyclistes : Roger Lapébie, Paul Maye et Romain Sicard
Les footballeurs : Didier Deschamps, Christian Sarramagna et Stéphane Rufier.
Les Rugbymen et ils sont nombreux : François Gelez, Imanol Harinordoquy, Laurent Marticorena, Jean Dauger, Jean-Henri Pargade, Gilbert Larreguy, Jacques Rollet, Bernard Duprat, Jean-Louis Ugartemendia, Patrick Perrier, Jean-Michel Gonzalez, Cédric Berger, Daniel Larrechea, Philippe Bidabe, Julien Peyrelongue, Pierre Som, Mickaël Etcheverria, Vincent Inigo et Damien Lagrange.

Voilà notre voyage/aventure se termine, bonne lecture à tous et surtout n’hésitez pas à redécouvrir les belles régions que vous avez parcouru.


Jean-Marc Rouxel

 

EPILOGUE du PARIS-FONTAINEBLEAU – BAYONNE

Un lieu symbolique pour l’arrivée d’une épreuve cycliste : les arènes de Bayonne !

Vous êtes dans l’un des plus hauts lieux de la tauromachie en France, mais je rassure certains, ce bâtiment est également un espace qui accueil toutes sortes de manifestations culturelles et sportives. Les arènes ont été inaugurées en 1893 et elles contiennent 10000 places.


Nous voici tous réunis au terme de cette aventure humaine : notre premier Paris-Fontainebleau – Bayonne, une édition arrosée comme il se doit, mais j’y reviendrai.


Nous avons longuement hésité, André, Jean-Guy et moi-même pour mettre sur les rails ce nouveau challenge, mais poussé au train nous sommes parti à toutes vapeurs.


Avions-nous raison ou tort ? Étions-nous conscients ou inconscients ? Qui pouvait le dire ou le prédire ?

La seule chose dont nous étions certains, c’était de vouloir offrir du plaisir au plus grand nombre ; mais également provoquer des rencontres, mélanger les personnes et les horizons.
En une phrase : « Tracer un nouveau parcours ou l’envie pourrait s’exprimer sous toutes ses formes ».

270 personnes, dont 54 officiels et assistants, 212 cyclistes masculins et 4 cyclistes féminines. Ces dernières auront forcer notre admiration par leur abnégation à l’effort et leur bonne humeur permanente quelques soient les difficultés.

Nous avions également différentes nationalités, ce qui prouve que les frontières ont leurs limites, et là encore, les passions les remettent à leur juste place, pour moi il s’agit simplement d’un tracé administratif.

Notre cheminement, futile me direz-vous ? Ou que fût-il ?

– Fontainebleau et son départ devant le château impérial, mais malheureusement pour nous, il n’y avait que le château qui était impérial.
– Bourges, où des instances sportives nous reçoivent dans un magnifique lieu avec un beau vélodrome en construction, en lieu et place des notables de la ville.
– Châtel-Guyon, ville d’eau, mais que d’eau sur la route, l’étape y trouvait enfin son « therme », avec un accueil splendide et chaleureux.
– Aurillac et ses terres de volcans que nous avons traversés à grandes roues sous une chaleur accablante, terre de racines et de rugby.
– Albi, cette ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et ses briques rouges identiques à la couleur de peau de nos vaillants cyclistes.
– Cazilhac, petite sœur de Carcassonne, qui nous reçoit en lieu et place de la ville médiévale, déception certes, mais gratitude envers ce petit village.
– Foix, en passant par le Port de Pailheres, une digestion difficile, mais tout le monde est arrivé à bon port.
– Luchon, tout partait bien, mais après quelques kilomètres, nous avons su que nous ne pourrons faire étape dans cette ville qui vient de subir une crue et des inondations historiques. Routes inondées, ponts coupés, hôtels inutilisables et pas de possibilité de rejoindre notre ville étape.
Cellule de crise dans le petit village de Labarthe-Rivière, où le Comité d’Organisation trouve une solution pour restaurer et héberger tous les participants.
Luchon et d’autres villes et villages des Pyrénées sont inondées et sinistrées.
Nos malheurs sont bien modestes par rapport à la situation des habitants.
L’ensemble des membres de l’épreuve ont une pensée pour tous ceux qui ont eu leurs biens détruits ou emportés et une pensée toute particulière pour les victimes humaines de cette catastrophe.
Un grand merci à vous toutes et à vous tous pour votre compréhension face à cette situation d’urgence.
J’associerai également les bagagistes qui ont fait un travail énorme pour livrer et récupérer les bagages, malgré des routes barrées et des ponts inutilisables. Certes, les horaires n’ont pas pu être respectés, mais ils étaient au maximum, chapeau à vous quatre Messieurs.
– Bagnères-de-Bigorre, que nous rejoindrons après une modification de parcours. Nous avons pu constater les dégâts dus aux inondations tout le long de la route et en particulier du côté d’Arreau.
– Laroin, petite bourgade qui nous reçoit, car manque de pot, Pau ne souhaite pas nous accueillir.
Nous n’avons pas eu la possibilité de monter le Tourmalet, même si certains d’entre vous ont gravi les pentes de la Mongie en supplément personnel. En revanche nous avons eu la joie de grimper le Soulor et l’Aubisque. Que les Pyrénées sont belles !
– Bayonne, cette dernière étape à travers le pays Basque, avec son superbe arrêt à Saint-Jean-Pied-de-Port, dommage la pluie ne vous a pas permis d’apprécier cette magnifique route des cimes, trop plate à mon goût, mais là je vais me faire des ennemis.
Déambulation dans la capitale du pays Basque et superbe arrivée dans ce lieu mythique.

Fin de partie, clap de fin, on ferme le rideau.


Je me dois d’avoir une pensée pour nos trois blessés, chacun à l’épaule :

Emmanuel Szendroi, qui sera opéré dès demain sur Paris.
Cyril Corbin, de retour parmi nous, il a pu effectuer la dernière étape à bord d’un véhicule.
Le russe Genady Nekrasov qui est retourné chez lui au lendemain de sa chute.
Et j’associerai Jean-Pierre Baranger, hospitalisé ce matin à Pau et rapatrié dès ce soir sur Bayonne.

Dix jours c’est long et c’est vite passé. Plein de souvenirs emmagasinés, des photos et une future vidéo, juste de quoi mettre la pression à nos amis Jean Castejon et Pascal Croisy.


Alors vous tous, que l’on peut appeler des « Finishers », votre sport vous permet d’apprendre à rouler ou à jouer en collectivité, à se mesurer à soi et aux autres. Notre sport permet également d’intégrer des notions aussi diverses que la solidarité (nous l’avons vécu et je peux en témoigner), le respect des autres et celui des règles du bien vivre ensemble. Soit autant d’activités qui ne sont pas en soi des actions sportives, mais qui doivent obligatoirement accompagner la pratique de notre sport.


Est-il important de gagner, ou de bien perdre ? Je ne peux répondre à cette question à votre place et je ne parle pas ici de victoire car vous êtes tous à mes yeux des vainqueurs sur vous-mêmes.


Notre volonté consistait a traiter les participants comme des personnes, chacune avec leurs particularités. La pratique d’un sport, comme celui que nous aimons tous, notre cyclisme, permet de transmettre des valeurs morales ordinaires et également de mieux s’intégrer dans notre société. Tout n’était pas rose, il y a eu des petits couacs, mais notre communauté nomade est tout simplement le reflet de ce que nous vivons au quotidien.


Nous remercions les participants pour leur compréhension et leur indulgence.

Je vous l’assure, la prochaine fois nous ferons encore de notre mieux afin de ne pas vous décevoir.
Merci à l’ensemble des assistants.
Merci aux actrices et acteurs de cette épreuve difficile.
Merci au réalisateur et metteur en scène de cette belle manifestation, je nomme André Leroux, pour son enthousiasme et sa passion communicative.

Et n’oubliez surtout pas ceci : Celui qui fait s’expose, celui qui défait s’impose, mais celui qui fait n’est qu’un homme et il a eu au moins le mérite d’essayer, ce qui fait dire à l’homme : errare humanum est, l’erreur est humaine.


Vive le vélo et à une prochaine fois !


Jean-Marc Rouxel

Enquête de Satisfaction

Le Comité d’Organisation du Paris Bayonne tiens à remercier tous celles et ceux qui ont bien voulu prendre un peu de leur temps pour répondre à ce long questionnaire.

Le taux de réponses est de 19,23%, soit 50 questionnaires retournés sur les 260 envoyés. 

Chaque participant était invité à répondre à des questions ouvertes.
Les réponses à ces questions seront prises en compte pour la mise en œuvre du prochain Paris-Bayonne, à savoir :

  • Points faibles de l’organisation
  • Point positifs de l’organisation
  • Pistes d’amélioration

[Les résultats de l’enquête (PDF)]

 

Photos

En préambule, quelques photos prises sur le PARIS / FONTAINEBLEAU – BAYONNE lors de la reconnaissance des parcours par le comité d’organisation : [ Cliquez-ici ]

 

Vous pouvez partager vos photos (ou le lien vers vos photos) en les envoyant à l’adresse suivante : aaoc.wissous@gmail.com
Pour envoyer plus de 15 Mo de photos, préférez passer par le site : www.transfernow.net (destinataire : aaoc.wissous@gmail.com)

 

Vous trouverez ci-dessous quelques photos prises à chaque étape du PARIS / FONTAINEBLEAU – BAYONNE.
Les plus belles photos sont l’oeuvre du photographe Pascal CROISY (Cliquez sur le lien pour plus de renseignements – Tous droits réservés).
Le reste a été pris par Franck LAVIRON.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
La 1ère étape s’est très bien déroulée et nous n’avons eu que quelques gouttes d’eau.
Nous sommes passés du tout au tout.
Un beau soleil généreux était avec nous ce matin.
Une premiere partie à profil plat qui nous a conduit à Ainay-le-Château.
Les pelotons roulaient vite.
Ensuite ont commencé les premières ascensions, avec une succession de mini-cols jusqu’à la pause déjeuner à Montmarault, durant laquelle Raymond MARTIN a eu le privilège de se faire introniser.
La fin d’étape fut calamiteuse au niveau des conditions météo : pluie battante et froid pour passer le col de la Bosse, et ce jusqu’à l’arrivée à Châtel-Guyon.
Etape de rêve avec un décor fabuleux : des monts enneigés en toile de fond, traversée de très beaux villages du patrimoine français.
Nous avons longé des cours d’eau, des ruisseaux, des cascades et quelques grands lacs d’Auvergne.
Nous remercions les villes de Châtel-Guyon, Condat et Aurillac pour leur accueil festif.
Encore une belle étape aujourd’hui avec la traversée de beaux villages.
Des routes avec très peu de circulation, pour le plus grand plaisir des cyclistes.
Une matinée fraîche et nuageuse, avant que le ciel ne se dégage, laissant place au soleil et à la hausse des températures.
Merci aux villes d’Aurillac, de Rignac et d’Albi.
Aujourd’hui, très belle étape, avec un franc soleil toute la journée.
Ce matin, départ d’Albi à la fraîche, idéal pour passer les nombreuses difficultés : succession de bosses et de cols, usants a la longue.
Surprise générale à la sortie de Lacrouzette avec un mur infernal qui se termine par une virgule avant de prendre le vent sur une route bien casse-pattes.
Sur le profil de la plaquette, la descente sur Mazamet est une formalité… dans la réalité, il en est tout autrement (des patates et surtout beaucoup de vent).
Nous sommes accueillis dans la toute nouvelle salle du Palais des congrès.
C’est un dimanche après-midi à faire un barbecue, heureusement le col de Prade est un long faux plat, le long des splendides gorges de la Chamoux.
Avec la chaleur, la digestion est lente et beaucoup regardent les volets clos des maisons des villages traversés en songeant qu’une petite sieste serait bien douce.
Nous remercions les communes d’Albi, de Mazamet et de Cazilhac pour leur accueil chaleureux.
 
Nous avons attaqué la deuxième partie de l’épreuve, avec un premier col de montagne au programme.
Journée éprouvante qui commence par un exercice physique et de dextérité pendant une petite dizaine de Kms … dans les gravillons …
Les 50 Kms menant à la pause située à Quillan sont à profil plat.
Suivent 50 Kms de montée jusqu’au Port de Pailhères, à 2001 mètres !
Cette ascension restera dans les annales : d’abord peu de pente mais un vent qui rend fou, puis la montée régulière le long des gorges de l’Aude et enfin la crème avec le col à proprement dit.
Au sommet, on aperçoit la chaîne des Pyrénées enneigée et surtout un vent à faire tomber les vélos (le record est de 4 chutes).
Les organismes vont s’en souvenir les prochains jours…
Puis descente pour le déjeuner à Ignaux.
Nouveau col après manger, beaucoup moins dur. C’était sans compter sur une température atteignant parfois les 37 degrés…
Le retour se fait depuis une route chaotique à flanc de colline.
Finalement, destination Foix qui n’en finit plus d’arriver.
Merci aux villes de Cazilhac, Ignaux et Foix pour leur accueil.
Matinée sous la pluie. Les rivières commencent à déborder.
Par chance, les ravitaillements du matin et du midi se font au sec, avec le soleil qui pointe, à chaque fois, le bout de son nez.
Suite aux inondations, le parcours est modifié à mesure que les autorités prennent les décisions qui s’imposent en pareilles circonstances. La Garonne est en crue centenale, plus moyen de passer à Saint-Béat (où les habitants seront évacués dans la soirée) …
Impossible de rejoindre Bagnères-de-Luchon !
Tout a été finalement délocalisé sur Saint-Gaudens et ses environs avec la recherche d’hôtels en catastrophe, mais de manière raisonnée.
La gendarmerie a fini par fermer le Col de Portet d’Aspet pour cause d’éboulis.
Les dernières heures de selle se passent sous des trombes d’eau.
Une journée épouvantable qui se termine majoritairement dans la chaleur et la convivialité grâce à la patience des participants et à la réactivité des organisateurs.
Nous remercions les villes de Foix, Massat, Castillon et Labarthe-de-Rivière pour leur accueil.
Nous souhaitons beaucoup de courage aux habitants de Bagnères-de-Luchon, ainsi qu’à tous les sinistrés des inondations dans les Pyrénées.
Rendez-vous à 10h30 pour une mini-étape aujourd’hui, avec 80 kilomètres à effectuer.
A noter que certains cyclos logeaient, en conséquence des événements de la veille, à 20 Km du point de départ.
La première partie a été shuntée car impraticable.
Donc seulement le col d’Aspin pour aujourd’hui !
Il n’est pas trop dur.
La fatigue liée à l’accumulation des étapes se fait sentir.
Et au delà du physique, c’est au mental qu’il faut maintenant endurer.
Encore de la pluie aujourd’hui, mais assurément moins qu’hier.
Visite de l’exposition consacrée à Eugène Christophe (qui cassa sa fourche, près de Bagnères-de-Bigorre, lors du Tour de France 1913).
L’étape sera également chamboulée demain car le passage du col du Tourmalet est impossible (neige oblige).
Nous remercions les villes de Labarthe-Rivière, Arreau et Bagnères-de-Bigorre.
 
Aujourd’hui, le parcours est quasi-intégral, malgré l’évitement du Tourmalet, encombré par la neige.
En clair, départ de Bagnères-de-Bigorre vers 11h30, avec le déjeuner dans le ventre car Argelès-Gazost ne pouvait nous accueillir, après les événements climatiques.
Ca a bien roulé sur des petites routes jusqu’à Argelès-Gazost, via le col de la Croix Blanche, puis le Soulor.
Descente de l’Aubisque puis retour difficile dans la vallée, avec vent de face et la fatigue.
Bilan : Trois chutes et deux clavicules de cassées.
Demain, dernier jour !
Nous remercions les villes traversées, dont Bagnères-de-Bigorre et Laroin.

En cours de mise à jour …

 

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Une Réponse à “PARIS / FONTAINEBLEAU – BAYONNE 2013” :

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